Mercredi 6 mai 2009
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15:03
Entre le D et le R, c'est demeurer sur un divan, docile, à caresser les démangeaisons, épier un désenflement,
renfiler le bas, à attendre la délivrance pour demain.
Au réveil, il est difficile d'être un demi-dur.
Le démarrage est repoussé, trop raide. Il faut se réactiver, réagir, rassembler son énergie, se regonfler, relever le défit et reparaître.
C'est dissimuler ses doutes, décalquer un sourir, rire pour diminuer le désarroi de son entourage, le réconforter, relativiser, rationaliser.
Ne pas défaillir dans la déprime, décliner le désespoir, détaler face à cet situation désopilante, déconfite de se doper de remèdes.
Réorganiser, réorienter, réinstaller un rythme réceptif à sa condition.
Même si par moment, on a envie de renoncer, de disjoncter, de dépérir, de dégringoler dans un état dégressif, en dépit de tout, on déteste désenchanter, de démoraliser.
On ravale sa rage, on veut dormir d'un sommeil réparateur et se rétablir.
Le besoin de ressasser, de relâcher, de râler, la raison le refoule, refuse, réprime et récompense par la gentillesse, la patience.
A La rigidité routinière d'un repos forcé répété on désire dompter la douleur pour la douceur.
Doux c'est un nuage dans le ciel, une fleur de coton, une crème satinée sur son corps, une caresse d'affection, un souffle dans son cou, un mot d'amour, la chaleur printanière, une lumière
automnale, un feu de cheminée, un sourir, une main tendue, une pensée, un moment, une pause sucrée ou salée. C'est tellement de chose.
L'heur, c'est le bonne fortune, la chance.
L'heure, c'est un instant, une durée
Leurre c'est un dispositif de défense ou destiné à tromper
l'heur est doux
douce heure
Doux leurre, c'est ça, la douleur est un doux leurre.
Une seule lettre sépare, la douleur de la douceur.
Par mariang
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Publié dans : Réflexions du jour
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